Je n’étais pas sûre de savoir comment reprendre, ou comment vous revenir.

Un peu comme quand on a oublié de répondre au message de quelqu’un, et qu’on sait plus vraiment comment relancer la conversation. Comme si les codes sociaux avaient fondus dans l’air et qu’on recommençait à zéro.

Alors, bon… Me voilà!

J’ai énormément écrit pendant ce mois de pause, et il va me falloir encore un petit peu de temps pour tout démêler et réussir à en sortir quelques articles. 

Tadammm n’a pas encore un an, et, à relire les premiers textes, j’observe l’évolution de sa voix avec gêne et fierté. 

Commencer ce blog a ravivé en moi quelques amours oubliées, des rêves d’enfant que j’avais choisi de laisser de côté, de peur d’être déçue. 
Ecrire, comme une catharsis pour affronter mes démons du passé, reprendre le contrôle sur mes désirs et mes envies, les yeux grands ouverts sur le monde, affirmer que je suis. Je suis. Intensément, profondément, souvent avec des émotions dans tous les sens qui sortent tant bien que mal de mon corps pour s’installer dans les mots que je vous propose ici.Je suis immensément touchée par toutes les personnes qui croisent ma route ou y reviennent, par erreur ou par envie. Amoureuse de leurs histoires et leurs sourires, inspirée par leurs guerres. J’aimerais savoir le raconter, mieux, plus fort. 

Je continue à être. Différente mais plus présente que je ne l’ai jamais été. Enracinée dans le terreau que j’ai créé depuis deux ans, déployant doucement les bras vers un futur incertain, bien plus enviable que mon passé. 

J’aimerais vous dire que le temps de la sagesse est arrivé…

Todd (mon bouddha intérieur) est déjà mort de rire rien que de m’entendre le penser.

Il y aura sûrement encore des histoires à raconter, des portraits à dresser, des contemplations à imager au fil du refroidissement des mes tasses de thé. 

Je ne sais pas comment ça se passe pour vous, mais de mon côté, l’année s’est terminée, poussivement, comme une chute sans fin, en slow motion. La fin de ce mois de décembre a été vide de surprise ou de nouvelles .
Nous avons passé sans allégresse la barre des 150 femmes tuées par leur (ex-) conjoint, au milieu des repas de famille et des déballages de cadeaux. 

Le bon côté, c’est que le 31 décembre à minuit, on fait table rase… Douce magie de Noël, remet nos compteurs à zéro et souhaitons nous la meilleure année possible avec une ardoise vierge du sang des femmes de l’année écoulée. 

Nous sommes le 14 janvier 2020. Nous en sommes au 5ème féminicide de l’année. 

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